Sports
29 décembre 2014

Dan Anghelescu (entraîneur roumain) : «L’Algérie est mon pays d’adoption»

Dan Anghelescu est un coach roumain qui excelle depuis plusieurs années déjà en Algérie et il a toujours obtenu de bons résultats avec notamment une accession en Ligue 2 avec l’US Chaouia et une historique demi-finale de Coupe d’Algérie à la tête de la JSM Chéraga. Mais sa rigueur et sa discipline ne l’ont pas toujours servi et dans cet entretien, il revient sur ses déboires avec le MOC et la JSMC.

Le Soir d’Algérie : Quelle est votre situation depuis que vous avez quitté le MOC ?
Dan Anghelescu
: Je suis libre de tout engagement. Comme je n’ai pas été payé par les dirigeants du MOC, j’ai saisi l’Inspection du travail et maintenant, j’ai déposé un recours auprès de la justice.
Malgré votre départ, le MOC ne va pas mieux. Il a été éliminé de la Coupe par l’ESS et il n’est plus leader de son groupe.
Je ne veux pas commenter les résultats du MOC parce que je ne veux pas dire du mal d’une équipe que j’ai dirigée. En Coupe, elle a été éliminée par le champion d’Afrique qui était plus fort. Je regrette le comportement des dirigeants qui m’ont méprisé et ne m’ont pas du tout respecté.

Avez-vous reçu d’autres propositions ?
Pas pour le moment, mais je suis prêt à étudier toutes les propositions.

Vous souhaitez un autre club de DNA ?
Non, je souhaite driver un club de Ligue 1 ou de Ligue 2 mais à la seule condition qu’il soit ambitieux et qu’il veuille faire de la performance.

Que pensez-vous de cette valse des entraîneurs ?
Le problème, c’est qu’en Algérie, les entraîneurs n’ont pas un statut précis, ce qui les rend très vulnérables.

Depuis le temps que vous êtes en Algérie, quel est votre avis sur le joueur local ?
Le joueur algérien est très doué techniquement mais il ne réussira pas tant qu’il ne réunira pas trois conditions essentielles.

Lesquelles ?
La première, c’est qu’il doit avoir une mentalité de professionnel, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La deuxième concerne la culture tactique que le joueurs algérien n’a pas encore acquise. Enfin, il doit apprendre à gérer sa vie privée et surtout avoir cette culture de la récupération après l’effort.

Vous avez mené la JSM Chéraga en demi-finale de la Coupe d’Algérie la saison dernière. Où en est votre litige avec ce club ?
Là aussi, je n’ai pas été payé et j’envisage sérieusement de saisir la justice.

Avec toutes ces misères que vous ont fait endurer le MOC et la JSMC, avez-vous encore envie d’entraîner en Algérie ?
Je suis fier de travailler en Algérie et je ne veux pas aller ailleurs parce que j’aime ce pays qui m’a adopté. C’est ma seconde patrie et je ne veux pas la quitter.

Même si vous n’avez pas eu que des satisfactions ?
On ne peut pas avoir que des satisfactions dans la vie, mais dans le football en Algérie, j’ai eu beaucoup de bons moments. Je suis fier d’avoir lancé des garçons comme Rafik Halliche et Bilel Attafen. Avec l’USM Blida, en Coupe d’Afrique, nous avions tenu tête au grand Zamalek au Caire.  La saison dernière, avec Chéraga, on a atteint les demi-finales, une première historique pour ce club.

Justement, vous aviez quitté Chéraga, juste après, en dénonçant quelque chose d’anormal. Que vouliez-vous dire ?
Comme j’ai l’intention de recourir à la justice, je préfère ne pas trop m’exprimer sur ce sujet.
Propos recueillis par Hassan Boukacem

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