Retraite
15 septembre 2015

Libre débat Retraites de misère pour les travailleurs de l’EDGB de Tizi Ouzou

Encore une fois des travailleurs mis à la retraite avec une petite pension : ils faisaient partie des unités de l’EDGB. Ils s’estiment victimes d’engagements non tenus par les pouvoirs publics et privés de leurs droits. Leurs unités ont été liquidées contre leur volonté de les reprendre à leur compte.

À messieurs les responsables en charge du dossier de liquidation des unités EDGB à Tizi-Ouzou centre-ville et Nouvelle-ville sous leur code 545 et 826.
Nous vous rappelons qu’après cette liquidation, nous espérons reprendre le droit de nos actifs, seulement au bout de dix mois d’attente, il y a eu cette note surprise émanant de l’ex-wali nous signifiant que les unités des chefs-lieux de wilaya ne sont pas cessibles aux travailleurs, nous laissant deux choix : rejoindre l’une des unités dans le territoire de la wilaya ou aller au chômage.
Cela a injustement bouleversé les destinées de nos carrières respectives et la vie de nos familles.
Et pourtant, initialement, les travailleurs ont reçu des fiches de vœux à travers lesquelles la majorité a opté pour la reprise des actifs. Devant cette fermeté et croyant que la cession se ferait au profit de l’utilité publique, les travailleurs ont opté pour le chômage avec, toutefois, une mention de réserve que certains ont émise sur leurs fiches de vœux.
Cette sortie nous a amenés bien entendu vers des retraites de misère (les plus basses à l’échelle nationale).
Cette catastrophe a un lien direct avec notre direction d’alors qui a utilisé un subterfuge pour retirer l’indemnité d’expérience professionnelle de nos salaires. Mais nous y reviendrons dans un autre chapitre ultérieurement.
Dans ce parcours, nous avons laissé derrière nous les fruits d’un labeur et d’un droit de préemption dûment prévu par les lois de la République dont les autorités de l’époque nous ont privés.
Avec le temps, la mauvaise foi a été mise à nu par notre constat en relevant que par acharnement, l’immeuble a été subtilisé aux travailleurs au profit de l’Ansej et à de supposés promoteurs.
En clair, cette note n’est qu’un leurre qui justifie la confiscation de nos droits au profit d’autrui avec une complicité complaisante. La présence, entre autres, d’une crémerie et d’une cafétéria dans cet espace vous renseignera sur l’absence d’une assise juridique quant à ces attributions fallacieuses.
Ceci se vérifie à travers le caractère commercial qui existe toujours dans cet espace et point d’utilité publique, donc de grâce, rendez-nous notre bien. Nous continuons à croire que nos responsables finiront un jour par lever le voile avec une décision courageuse et mettre fin à ce déni de droit.
Le collectif des travailleurs

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