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16 juillet 2015

SANTÉ Quelques souffrances pour le secteur

Le mois de Ramadhan s’achève avec quelques souffrances pour le secteur de la santé. Deux points noirs ont marqué particulièrement l’actualité santé durant ce mois : la polémique sur une pénurie ou pas de médicaments et les cas de décès dus au botulisme enregistrés dans la wilaya de Batna.

Salima Akkouche – Alger (Le Soir)
l’Actualité santé n’a pas été trop marquée cette année par des cas de malaises liés aux problèmes digestifs, à l’hypoglycémie, à l’hypotension, à la déshydratation ou à l’inflammation ou par de graves complications pour les malades chroniques ni par des circoncisions tournées aux drames.
Le ministère de la Santé, vu ces problèmes récurrents qui caractérisent le mois de Ramadhan, a initié depuis quelques années des campagnes de sensibilisation sur les règles à respecter durant ce mois de jeûne.
Les professionnels de la santé, de leur côté, établissent des programmes marathon pour éduquer les malades chroniques sur les règles de nutrition et d’hygiène. Cependant, l’actualité santé n’a pas été pour autant morose durant ce mois. Quelques jours après le début du Ramadhan, Abdelmalek Boudiaf réagit au problème de la surcharge des services des urgences. C’est devant les députés qu’il soulève le problème pour annoncer que son département allait lancer des campagnes de sensibilisation pour faire baisser la pression sur les urgences hospitalières.
Le ministre de la Santé a appelé, à chacune de ses sorties sur le terrain et via des communiqués, les citoyens à aller vers les polycliniques de proximité pour les cas non urgents. 80% des cas qui se présentent aux urgences, selon lui, ne relèvent pas des urgences.
Le premier responsable de la santé a décidé de redorer l’image des établissements de santé de proximité en leur donnant les moyens pour assurer des consultations spécialisées.
Par ailleurs, les bonnes pratiques d’hygiène des aliments sont encore loin d’être respectées. Les cas d’intoxication alimentaire à l’est du pays du fait de la consommation d’un produit avarié, du cachir improprement conservé est le meilleur exemple. Deux personnes décèdent pour cause de botulisme à Batna et l’enquête est toujours en cours.
Le ministère de la Santé réagit encore une fois pour rappeler aux commerçants des produits alimentaires qu’ils sont dans l’obligation légale de veiller au respect des températures adéquates de conservation des aliments périssables ainsi que des dates limites de consommation et de maintenir leurs locaux dans un parfait état d’hygiène.
A ce sujet, le département de Boudiaf a procédé il y’a trois semaines à la fermeture provisoire de 15 jours d’une clinique médicochirurgicale à Oran pour manquement aux règles d’hygiène.
Dans une opération d’inspetion dans les établissements privés, deux cliniques (une à Blida et l’autre à M’sila) et une officine (à Tissemsilt) ont été définitivement fermées durant ce mois.
La pénurie du médicament a surgi aussi durant cette période. On a assisté ainsi à des déclarations contradictoires entre le ministre de la Santé et son staff qui nient toute existence d’une pénurie de médicaments et les malades et syndicats d’officines qui affirmaient le contraire.
Au final, le ministre de la Santé a installé cette semaine une sous-commission pour enquêter sur ce problème.
La Sécurité sociale a soulevé de son côté le problème de gaspillage en matière de l’utilisation des bandelettes de glycémie. La Cnas a annoncé la limitation de l’utilisation de ce produit à raison d’une boîte par mois au lieu de trois boîtes par trimestre pour les personnes diabétiques de type 2 sans insuline.
La Sécurité sociale revient sur sa décision et fait marche arrière devant la pression des malades diabétiques et des associations.
S. A.

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